Tonio Marinescu

batterie

avant Casse-Pipe...

C’est au son des guitare-basse-batterie de Patti Smith et des Ramones que Tonio commença dès l’âge de onze ans à taper sur des fûts. Martin, son frère guitariste, partageant les mêmes attirances musicales, ils ne tardèrent pas à fonder " Kalashnikov " en 79, accompagné de Boulmiche à la basse. Ce groupe de lycée rennais, notamment influencé par les Stooges, Johnny Thunders, Lou Reed, les Dogs et Television, s’illustrait alors de façon percutante dans des lieux de concert où on ne les attendait pas. Aidés par des copains, ils y entraient en force et venaient s’emparer des instruments présents sur scène, taxant quelques bières au passage dans les loges. Sans message ni structure, seule l’énergie portait leurs improvisations musicales destroy et leurs reprises des Stooges. Peu à peu, les scènes s’ouvrirent au free-rock décapant des " Kalash’ ".

Les instrumentaux du groupe s’enrichissaient parfois de la présence ponctuelle d’un chanteur. Bon nombre de personnages se succédèrent au micro jusqu’à ce que Dominic Sonic, le roadie punk de la formation s’en empare pour de bon. A force de concerts déjantés, les Kalash’ devinrent un des groupes phare de la scène rock rennaise des années 80 drainant un public fidèle partout où ils passaient.

En 83, le quatuor invité des Transmusicales de Rennes profita de l’événement pour fêter la sortie d’un maxi-45 tours, " Too late " (chez Deal record) en compagnie de Marc Minelli producteur des maquettes de la formation. Tonio, déjà créateur des décors de scène des Kalash’, signa avec la galette de vinyle sa première pochette de disque.

La troupe s’étoffa d’un saxophoniste, Kid Martinez, et fit salle comble au Printemps de Bourges 84 ou 85 ? ? ?. Le mensuel " Paroles et musiques " élut alors leur prestation comme la plus nulle du festival avec celle de Gainsbourg ce qui ne fut pas pour leur déplaire.

L’aventure destroy de " Kalashnikov " s’acheva en 86 après plus de trois cents concerts.

Tonio remonta dans la foulée les " Congaceiros " avec Boulmiche (bassiste écarté d’une partie de l’aventure Kalash’ pour s’être endormi pendant un concert…), Vincent Sizorn (futur guitariste de Dominic Sonic) et l’ex-roadie d’OTH au chant. La formation fut éphémère mais leurs deux concerts en première partie d’OTH, le meilleur groupe de rock français de l’époque selon Tonio, constituèrent un grand moment de plaisir pour les musiciens.

Tonio s’illustra ensuite aux côtés de Dominic Sonic notamment aux Transmusicales de 87 tout en participant à l’aventure des " Nus " avec Christian Dargelos (ex-Marquis de Sade).

90-92 : Coyote pass et TFB = t’es foutu Bohington.(Tonio :chant-batterie, bassiste de Tulaviok, groupe punk du Sud, aux chœurs et basse et ex saxo des Kalash’)

En 92, Tonio rejoignit Gil Riot dans " Dizzy Romeo ", version groupe. Les deux hommes se connaissent bien pour s’être croisés sur les scènes rennaises et pour avoir repris ensemble du Johnny Thunders du temps des Kalash’ et de P38. Leur collaboration musicale ne devait plus cesser.

Tout en conservant les balais de Casse-Pipe, Tonio assouvit de nouveau en 96 ses attirances punkisantes avec " Fucked-up ! ", un groupe destroy où il reprit l’idée du free-rock mais au chant et à l’harmonica cette fois ci accompagné des traditionnels guitare-basse-batterie. Les six concerts de la formation laissèrent place à bon nombre d’improvisations en français, anglais et espagnol. L’histoire fut de courte durée mais il ne fait aucun doute que Tonio reste partant pour ce type d’aventure.

Outre ses talents musicaux, Tonio cultive l’expression graphique notamment dans l’art du portrait. Il participa en 94 dans le cadre des Transmusicales à une exposition collective " neon forest " du nom d’un morceau d’Iggy Pop, qui devint itinérante. Enfin, on lui doit tout le superbe univers visuel de Casse-Pipe.

Ailleurs

* Tonio graphiste-peintre

 


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