Répertoire du spectacle "Sur les traces de Johnny Palmer" de Casse-Pipe (Mars 1991)


La Java des baleines (Philippe Onfray)

Instrumental écrit par Philippe Onfray pour la pièce de théâtre :  " Du côté des baleines " créée par la troupe du " Ha-Ha " de Lamballe, menée par Denis Flageul.

 

Johnny Palmer (C. Pingault – C. Webel) :

Chantée en 1938 par Damia. " J’trouvais ça marrant cette histoire écrite un peu à la Brecht sur un bandit, un voyou. Ca aurait pu être écrit par Genet ou Pierre Mac-Orlan. "

 

Les escaliers (P. Modiano – H. De Courson) :

Issue de l’album " Fonds de tiroirs " paru dans les années 60...

Patrick Modiano est notamment l’auteur des romans " Villa triste ", " Rue des boutiques obscures "…etc

Hugues De Courson est entre autres un des fondateurs du groupe " Malicorne ".

 

Jolie Nanon (traditionnel breton) :

Morceau collecté à Quessoy (22) par Louis-Pierre à l’époque de " la Mirlitantouille " qui le grava sur vinyle en 1978.

 

Sombre dimanche (S. Rezsö – J. Marèze – F.E. Gonda) :

Interprété en 1936 par Damia, le morceau a notamment été repris depuis par Billie Holiday et Serge Gainsbourg. La musique s’inspire du folklore hongrois.

 

Les fœtus (M. Mc Nab – P. Marlu) :

Ecrit à la fin du XIX° siècle, le texte des plus audacieux a été écarté des concerts de " Casse-Pipe ". La musique est signé Philippe Marlu, auteur pour le groupe.

 

La putain consciencieuse (P. Marlu) :

Histoire d’une putain qui décrit au cours de la chanson le tarif de ses charmes selon ce qu’elle fait dans un vocabulaire argotique. " Ca a longtemps été une chanson très provoc’ pour nous. On n’a jamais su qui avait écrit le texte (Mr. Marlu ou morceau traditionnel ?). L’auteur l’a enregistré avec " les Soupeurs ", un groupe auquel avait participé Philippe Onfray. "

 

La coco des enfants sages (Modiano – De Courson) :

Autre morceau issu du " Fonds de tiroirs ". Chanson toxique devenue un classique de Casse-Pipe .

 

Ouvre la bouche (Gainsbourg) :

Ecrite en 1967 par le grand Serge pour Régine. Un côté un peu vulgaire et à la fois très triste.

 

Moi, j’m’ennuie (Wal Berg – C. François) :

Chantée en 1936 par Damia sur le même enregistrement que " Johnny Palmer ". " Je me suis intéressé à cette chanson et j’ai découvert qu’elle n’avait pas été créée pour Damia. C’était le producteur Jacques Quénetti qui avait demandé aux auteurs d’écrire une chanson pour Marlène Dietrich. Ca avait donc été le premier texte français interprété par l’artiste. Quand j’ai entendu la version de Dietrich, je l’ai trouvée géniale. Quand je la chante, je pense à cette façon traînante qu’elle avait de chanter qui était une belle expression du blues."

 

La chanson de Margareth (P. Mc Orlan)

Outre ses chansons, l’auteur a écrit romans et nouvelles sur l’univers des ports, de ses marins, mauvais garçons et prostitués. " Avec Bal Perdu, je chantais aussi " la fille de Londres " de Mc Orlan. Au départ, c’était important la découverte de cet auteur même si on s’en est éloignés. "

 

Le tango stupéfiant (R. Carcel – H. Cor – P. Olive) :

Ecrit dans les années trente, c’est un des grands succès de Marie Dubas. Autre chanson toxique dont l’histoire affreuse parvient à faire rire le public.

 

Mélécass (Modiano – De Courson) :

Nouvel extrait de " Fonds de tiroirs ". Ce titre figure sur l’unique enregistrement de " Bal perdu ", un 45 tours (Griff CBS) paru en 1987.

 

L’anarchie pour l’UK (Sex Pistols) :

" Les jeunes rockers avaient un sourire narquois avant que ne commence le spectacle mais on en a beaucoup séduit comme ça uniquement sur les mots et une énergie dégagée à deux qui correspondait vraiment à une volonté de convaincre et de séduire. Je peux même dire que j’en faisais des tonnes parfois ; j’allais dans l’excès. "

 

Carnaval (R. W. Fassbinder) :

Ecrite à l’origine par le cinéaste allemand pour Ingrid Caven, ce titre devint un morceau fétiche pour " Bal perdu " et " Casse-Pipe ".

 

Tout fout l’camp (Juel – Asso) :

Le texte est de 1939. " C’est un peu notre carte de visite depuis le début. Au niveau du public tous âges confondus, cette chanson est marquante. Elle a un côté très anar alors que les auteurs étaient plutôt des gens de droite…Comme quoi ! ".

 

La complainte de la butte (G. Van Parys) :

"Un pilier de la chanson française interprété aujourd’hui par nos amis de " Jack O’Lanternes " qui ont repris le flambeau. "

 

L’accordéoniste (M. Emer) :

Grand succès d’Edith Piaf. " On avait une version assez personnelle qu’on a continué à jouer à quatre. "

 

Craonne :

Morceau recueilli dans les tranchées en 1917 et adaptée par Paul Vaillant Couturier.

" C’est la chanson qui a fait la rencontre entre Philippe et moi….La première fois que Philippe m’a entendu chanter ça, il a eu envie de venir faire de la musique avec moi. "

 

L’étoile rose (P. Marlu) :

Enregistré sur le 45 tours de " Bal perdu ", le titre a pour sujet la déportation par les nazis d’une minorité, celle des homosexuels à qui les anciens combattants ont toujours refusé le statut de déportés au même titre que les tziganes. " C’est une chanson dont on a dit qu’il fallait être gonflé pour la chanter sur scène… ".

 

Bal perdu (Robert Nyel) :

Popularisée par Bourvil. " Arrivant juste après " l’étoile rose ", c’était un souffle de bonheur. C’était tout juste après la guerre…On imagine très vite des images sur cette chanson, presque un synopsis. C’est la joie après la souffrance. …Jouer dans les gravats…, je trouve ça génial ! ".

 

La javanaise (Gainsbourg) :

" Ca a été longtemps l’ultime rappel de nos concerts. "


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